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Le programme d’Education Civique en 5e me permet, depuis 2 ans maintenant, d’intervenir sur la notion d’identité numérique en lien avec ma collègue.

Cette année la séance proposée a permis de faire la synthèse des notions abordées en classe (identité personnelle, identité légale, identité civique…).

Pour cette séance j’avais envie de partir de ce qu’ils connaissent. Lors de la première partie de la séance, nous sommes donc revenus sur le portrait d’une personnalité publique (travail donné par ma collègue d’Education Civique)

Il me paraissait intéressant et essentiel, de revenir sur ce travail, en particulier sur les sources utilisées. Pour le travail rendu à ma collègue, ils s’étaient surtout penchés sur le contenu (classer ce qui relève de l’identité privée et ce qui relève de l’identité publique). Mais ce travail méritait d’aller plus loin, en s’appuyant sur l ‘éducation aux médias.

Je leur ai donc demandé de catégoriser les sites qu’ils avaient utilisé pour leur travail :

  • site ou blog officiel de la personnalité

  • site ou blog de fan

  • site collaboratif

  • site de presse

  • réseau social officiel de la personnalité (facebook, twitter, myspace…)

  • réseau social (autres comptes facebook, twitter,myspace…)

Nous avons ensuite classé ces sources sur le critère du degré de maîtrise du contenu par la personnalité : Vert : le site peut être contrôlé et/ou modifié par la personnalité * Orange : la personnalité maîtrise partiellement ce qui est publié * Rouge : le site échappe au contrôle de la personnalité

Je leur ai demandé de refaire le même exercice pour leur propre identité (nom prénom ou pseudo) en utilisant le moteur de recherche google ou le site webmii. Certains ont été surpris de voir que même à leur niveau certaines données pouvaient leur échapper (leur nom apparaissait dans la première page de résultats de Google sur le site du collège qui donnait le classement du cross annuel, d’autres sur le site de leur club de sport ou de loisir)

S’il leur semble normal et naturel de trouver des infos sur la vie privée d’une personnalité (y compris des rumeurs, des photos « volées »), ils ont été interpellés par le fait de trouver des infos les concernant. La lecture d’extrait du portait Google de Marc L. (qui date un peu mais qui reste d’actualité) les également surpris. La notion de sphère publique, sphère privée est donc difficile à cerner pour eux.

Pour finir, nous avons bâti ensemble une carte heuristique sur le modèle de la classification proposée par Fred Cavazza et des pistes du guide « Accompagner les pratiques médiatiques et numériques des jeunes », ouvrage collectif du CRIJ Rhône-Alpes, de la m@aisontic Grigny et de Fréquence Ecoles d’octobre 2012.

Nous avons répertorié ainsi les types de traces que les élèves laissent de façon directe (dès lors qu’ils écrivent ou s’inscrivent sur un site) ou indirecte (si quelqu’un écrit sur eux)

En guise conclusion, il m’est apparu intéressant d’amorcer la suite de cette séance : quel regard pouvons-nous avoir sur cette présence numérique.

Les élèves ont, je crois, apprécié cet angle d’approche : pas de vision négative des outils qu’ils utilisent, pas de discours alarmiste mais au contraire comprendre le fonctionnement et la notion d’identité numérique.

Voici la définition formulée pour la notion d'identité numérique

« Ce sont les éléments de l’identité légale et de l’identité personnelle. Tous ces éléments sont accessibles sur internet. L’identité numérique se modifie en permanence en fonction de l’actualisation des profils et des contributions en ligne »

Vie privée, vie publique : tisser la toile de son identité numérique
Vie privée, vie publique : tisser la toile de son identité numérique
Tag(s) : #Présence numérique, #Cultures numériques, #Education aux médias (EAM)

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