Je continue mes réflexions et mes lectures sur l’écosystème de veille. Nourrie des échanges et des rencontres des journées professionnelles ANDEP, et des derniers échanges avec Mesdocsdedoc et Aline, je me rends compte que je n’évolue pas dans un, mais dans deux écosystèmes qui s’entre-croisent :

  • Un écosystème de veille

  • Un écosystème de présence numérique du CDI.

Jusqu'ici j’ai voulu mêler les deux mais pour y voir plus clair, je crois qu’il est préférable de les distinguer…au moins provisoirement.

L’écosystème de veille

C’est tout qui me permet d’apprendre, de comprendre, d’avancer, de m’approprier les outils, d’en laisser d’autres, de m’auto-former et en même temps tout ce qui me permet d’organiser plus efficacement la veille disciplinaire et institutionnelle.

Ma veille a pris depuis quelques temps une nouvelle dimension : elle n’est plus uniquement personnelle. Elle est mutualisée, elle se fait en réseau. Bref ,elle est partie intégrante d’un écosystème dans lequel les réseaux sociaux et les réseaux professionnels et personnels prennent toutes leur place.

Ecosystèmes numériques : de la veille à la présence numérique du CDI

Ce sont ces regards croisés qui me permettent de m’organiser, de planifier et de réfléchir à ce que je fais, d’échanger sur le métier et me tenir informée : de la gestion du CDI et de la mise à disposition des ressources, à la construction de séances pédagogiques, en passant par la communication.

Pierre Falzon (repris par Marc Nagels) parle d’activités méta-fonctionnelles et la définition me parrait correspondre à ma propre pratique :

« Il s’agit d’activités non directement orientées vers la production immédiate, activités de construction de connaissances ou d’outils (outils matériels ou outils cognitifs), destinés à une utilisation ultérieure éventuelle, et visant à faciliter l’exécution de la tâche ou à améliorer la performance. Ces activités prennent place en marge du travail (elles viennent se greffer sur le temps de travail, en parallèle à l’activité fonctionnelle ou lors de phases de moindre activité), et trouvent leur source dans le travail [...] Les activités méta-fonctionnelles sont parfois, mais rarement, formalisées et reconnues. Le plus souvent, elles sont spontanées et ignorées.. [...]».

Pierre Falzon

L’écosystème de présence numérique du CDI

Il ‘agit de penser et de rendre cohérente la présence numérique du CDI.

Cette dimension devrait faire partie intégrante d’une politique documentaire et du coup en reprendre la méthodologie en partant bien entendu d’un diagnostic préalable : une présence en ligne : Pour qui ? Pour quoi faire ? Avec quels outils ? et enfin quelle cohérence à l’ensemble ?

Magalie Bossuyt lors de sa présentation aux journées nationales de l’ANDEP, à laquelle j'ai eu la chance d'assiter, parle de nécessité de trouver un point d’ancrage aux formes de présences numériques disséminées sur le web.

J’utilise plusieurs outils pour archiver et mettre à disposition les ressources et pour communiquer (cf post précédent). Tous n’ont pas le même usage, ni les mêmes destinataires mais tous contribuent à alimenter les contours de l’identité numérique du CDI et au-delà la présence numérique du CDI (distinction de Louise Merzeau)

Cette dissémination reste indispensable afin d’élargir au maximum la visibilité du CDI et permettre de valoriser les ressources du CDI, encore sous-utilisées.

Cela nécessite trouver un moyen de « rassembler » cette dissémination numérique sur un site de référence avec des outils qui permettent d’éditorialiser les informations, les sites archivés pour les rendre les plus lisibles possible à l’ensemble de la communauté pédagogiques et éducative et aux élèves.

Du mémoire de master de Claire Cassaigne, j'en ai dégagé trois paliers (elle reprend Silvae qui parle de "profil numérique")

Ecosystèmes numériques : de la veille à la présence numérique du CDI

Pour aller plus loin encore dans la présence numérique du CDI, il conviendra de développer le 3e palier (ou un 3e profil) que je n’ai pas encore assez mis en avant : ce profil « communautaire », développé par Claire Cassaigne, permettrait aux élèves d'intégrer le web 2.O avec le partage de signets (via diigo ou via scoop.it, séance que je voudrai essayer de mettre en place pour l'éducation à l'orientation puisque les élèves ont déjà ouvert un scoop.it dédié à l'orientation)

A suivre donc.

Tag(s) : #Mettre à disposition des ressources, #Présence numérique, #Veille
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