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Nous avons organisé il y a quelques semaines une journée pédagogique dans mon collège "Apprendre et enseigner le numérique : mythes et réalités" avec André Tricot.

Voici la feuille de route de son intervention :


** Qu’est-ce que le numérique ? De quoi parle-t-on ?

** TIC, TICE, numérique, informatique : quelles différences ?

(Bruillard, 1997) les technologies éducatives (les applications conçues à des fins d’enseignement) et les TIC support d’activités et d’enseignement.

** Pédagogie et numérique : qu’est ce qui change ? (éducation aux médias, à l’info, au numérique)

** Distinguer l’usage de la tâche d’apprentissage

** L’importation des technologies du numérique sur les façons de travailler et d’apprendre

** Les effets de mode des outils : doit-on y succomber dans le cadre scolaire ?

** Quelles plus-values à l’apprentissage du numérique et avec le numérique ? Quels bénéfices ?

Motivation des élèves
Elèves avec troubles de l’apprentissage
Les connaissances

** Le numérique hors de l’école : comment s’appuyer sur les pratiques des élèves ?

** La pratique du copier-coller (Boubée) et le document de collecte. Le numérique et la recherche d’information. Quelles productions demander à nos élèves ?

** Peut-on /doit on apprendre Google, Wikipédia, Facebook …?

** Le numérique et le plaisir d’apprendre : sont-ils liés ? Impact du numérique sur la motivation

** Quelles nouvelles compétences ? (savoir devenir (Frau-Meigs), culture de la participation (O. Le Deuff), etc…)

 Enseigner le numérique : quelles littératies ?

Et justement, Silvère Mercier (@Silvae) se demande dans son dernier billet "Quelles formations aux cultures numériques citoyennes?"

Si la place des professeurs documentalistes dans cet enseignement est centrale, nous voyons bien qu'elle nous dépasse aussi.

En forme d'écho à ce billet, ce retour sur la journée pédagogique qui permet de compléter Silvère.

-->Ce qui suit n'est pas un résumé de la journée mais plutôt des pistes de réflexions qui me sont venues lors de la préparation et lors de l'intervention d'André Tricot.

  • La loi d’orientation pour la refondation de l’École de juillet 2013 précise qu'il est aujourd'hui " impératif de former les élèves à la maîtrise, avec un esprit critique, de ces outils qu'ils utilisent chaque jour dans leurs études et leurs loisirs et de permettre aux futurs citoyens de trouver leur place dans une société dont l'environnement technologique est amené à évoluer de plus en plus rapidement. " Et les professeurs documentalistes y ont toute leur place.
  • Les enjeux du numérique semblent dépasser le cadre de l'info-doc et les seuls usages techniques et matériels. Pourtant, les professeurs documentalistes réfléchissent, expérimentent, enseignent depuis longtemps déjà l'EMI. Comme le rappelle la FADBEN "Il importe (...) de cerner et de définir les savoirs spé­ci­fiques que ces pro­fes­sionnels sont amenés à déve­lopper, pour l’élève, dans des appren­tis­sages info-​​documentaires qui tiennent compte du numérique".

Quelles sont les situations d’enseignement qui permettent à nos élèves d’être de vrais acteurs du numérique. Comment apprendre à nos élèves à comprendre, à être critique et à créer par et avec le numérique, alors que leur culture numérique et informatique n’est pas à la hauteur de leurs pratiques ?

Voici quelques pistes :

Être innovant c’est comprendre notre société et se demander de quoi nos élèves auront besoin pour en être des acteurs.

Être innovant se pense sur du cout terme et dans un contexte déterminé (comme me le rappelait très justement Marcel Lebrun récemment). On est innovant parce qu'on change de posture, de paradigme, pas parce que on utilise le dernier outil à la mode.

L’intervention d’André Tricot nous a amené, nous, enseignants,

  • à être de cette culture informationnelle et numérique,
  • à comprendre comment les TIC (les outils donc) permettent de développer un culture numérique. La question qui nous est posée est comment développer des dispositifs pour qu’ils puissent acquérir les compétences numériques fondamentales (les littératies).
  • non pas à revoir nos pratiques mais à les questionner et à comprendre en quoi elles favorisent cette culture numérique.

Bref, comment ETRE dans la société numérique.

Être dans l’ère du numérique, c’est la comprendre, la critiquer et y contribuer et l’investir pleinement sans la laisser entre les mains de grosses entreprises pour qu’Internet et le Web restent des biens communs à préserver.

Comme le rappelle Silvère Mercier, "Chacun voit donc littératie à sa porte".

On peut aussi, comme le suggérait Emmanuelle Mucignat, présidente de l'ANDEP, dans un tweet lors du Printemps du numérique de Lille en mars dernier, proposer une autre forme de curriculum élargie.

"Le curriculum devrait ressembler aux objets dont il se préoccupe : mouvant, non-linéaire, transmedia, commun, interactif et hybride" précise-telle.

Belles perspectives.

Image : Louise Docker

Tag(s) : #Education aux médias et à l'information (EMI), #Cultures numériques, #Pédago et littératie

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